C'était trop tard pour renoncer à présent. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Trop de gens étaient présents.
Sa famille.
Ses amis.
Ses « collègues de travail ».
Ses fans.
Ainsi que, malheureusement pour lui, des journalistes, des photographes... et ceux qui étaient là pour dire « j'y étais ».
Ceux-là, il les haïssait. Ils cherchent des scoops, des rumeurs, des potins...
Et ils allaient l'avoir. C'était sûr. Et il le savait. Son frère était caché quelque part. Il le sentait.
Et cela l'inquiétait.
Plus de 500 personnes dans ce jardin...
500 personnes qui allaient être témoins de son erreur.
Mais c'était trop tard pour regretter, culpabiliser ou ... fuir.
Le silence s'installa, soudain brisé par la musique.
Cette musique si connue...
Tout le monde se leva. Ca y est. Elle va faire son apparition, plus belle que jamais.
C'est trop tard.
La voilà, devant lui. Il a peur. Il a mal. Mais il reste.
Que faire d'autre ?
Et l'homme respecté de tous se mit à parler :
"Nous sommes réunis ici pour célébrer le mariage de ces deux jeunes gens..."Voilà, c'était dit. C'était trop tard pour reculer. Il continua à parler et arriva à la question fatidique.
"Voulez-vous prendre pour époux M. Kaulitz ici présent ? "
elle accepta, radieuse dans sa longue robe blanche, ses yeux plongés dans ceux de son futur époux.
Ce fut à son tour. A lui de répondre le fameux « je le veux » qui va changer sa vie. Et il le fit. Son c½ur accéléra. Il redoutait la prochaine phrase. Celle qui allait tout déclencher.
Et il crut mourir sur place quand celle-ci fut prononcé.
« Et si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il se manifeste maintenant, ou qu'il se taise à jamais. »Bientôt, bientôt, bientôt...
Le futur époux se mit à compter à voix basse sous les yeux étonnés de la future mariée.
« 3, 2, 1... »Son c½ur s'arrêta. Quelqu'un se leva dans la salle. Il le savait. Il l'avait senti. Il le connaissait si bien...
« Je m'y oppose »Des voix s'élevèrent soudain.
Des flashes le mitraillèrent.
C'était fait.
« Silence ! , dit le curé,
écoutons les raisons pour lesquelles ce jeune homme s'oppose à ce mariage ».Tout le monde se tût. Ils attendaient tous une réponse. Mais l'auront-ils ?
« Lui les connais. »Un silence de mort régnait. Personne ne comprenait vraiment et tous attendaient de voir la tournure que prendre les évènements. Et tout ça dépendait d'une seule personne...
Bill Kaulitz.
« Regardes-moi... », dit le jeune homme.
Aucune réaction. Aucun mouvement. Rien.
Cette fois-ci, son souhait fut exaucé et son frère se retourna vers lui, le c½ur battant, son regard croisant celui-ci du triste brun.
« Tu sais que tu fais une erreur, Tom. Tu le sais... »Le blond hésita un quart de seconde. Mais non. Il ne pouvait plus reculer...
« Et pourquoi donc ? »Sa voix tremblait malgré tout.
« Tu le sais très bien Tom, alors ne m'oblige pas à le dire. », répondit son frère.
Le blond baisse les yeux, essayant tant bien que mal de rester naturel. En vain.
« Tu ne l'aimes pas Tom ».Des voix s'élevèrent à nouveau...
Des injures fusèrent, injures provenant de la famille de la jeune fille. Mais les seules injures qui peuvent le toucher en plein c½ur sont celles de sont frère. Les autres, il s'en fou.
« Tu ne l'aimes pas, répéta-t-il,
je le sais Tom. Je te connais. Je suis ton jumeau, rappelle-toi. »Que dire face à ça ? Fallait-il prendre le risque d'en dire trop ?
« Oui Bill, t'es mon jumeau. Reste-le. »
« Tu ne veux pas que je le reste. »
« Si. »
« Alors regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi dans les yeux et dis-moi. Dis-moi que c'était une erreur. Dis-moi que tu m'as mentis et que tu l'aimes ».Tom baissa les yeux. En avait-il la force ?
« Dis-le moi Tom ! », cria son double.
Silence...
Silence que même la voix grave du dreadé ne brisa pas.
Bill sourit. Malgré les larmes qui menaçaient de rouler sur ses joues, malgré ses mains qui tremblaient, il souriait. Mais pour combien de temps encore ?
« Je le savais... j'ai raison Tom, je le savais... »
« Non, tu as tord... »Le jeune guitariste releva la tête et affronta le regard de son miroir.
« T'as tort Bill. J'ai mentis. C'est elle que j'aime. Oui Bill, tout ça n'était qu'une erreur. Tout ptit frère, tout... »Une seule phrase, une seule. Une de trop. La douleur qui s'installait dans le c½ur du chanteur, la peine qui de lisait dans ses yeux, les larmes qui coulaient de ses yeux clos pour mourir sur ses lèvres...
Tom la ressentait cette peine. Mais était-ce celle de Bill ou tout simplement la sienne ?
« Tu mens... », chuchota Bill en ouvrant les yeux et souriant tristement.
« Tu sais Tom, continua-t-il,
tu peux mentir à qui tu veux. A eux, à elle et même à toi-même. Mais pas à moi. »Tom ne répondit pas. Ca n'en valait pas la peine...
Il se retourna face au curé, dos à son frère et ordonna à l'homme de continuer.
Une claque de plus de Bill qui ne renonçait pas pour autant.
« Tom... »
« Continuez bordel ! J'parle allemand non ? »
« Ou... oui... »
« Tom... tu te mens à toi-même. Tu le regretteras. »Il regarda deux secondes la future mariée, puis continua.
« Je sais... »Il se coupa. Fallait-il le dire ?
« Je sais que... avec moi...ça sera pas pareil. Pas d'enfants. Pas de mariage. Pas de oh quel joli couple ». Rien, juste des injures, des remarques... et je sais que c'est ça que tu ne peux pas assumer. Le fait de...sortir du lot. Ne pas être comme les autres. Etre montrer dans la rue. Tu ne peux pas assumer... toi qui a toujours juré que le regard des autres t'importe peu. T'es qu'un menteur. Un gros mouton qui suit les gens. Tu n'oses pas sortir du lot, tu ne fais pas ce que tu aimes... pourtant Tom, regardes dans la salle et tu verras que tu n'es pas comme les autres. Alors un peu plu ou un peu moins, qu'est-ce que ça change ?
c'est vrai tu auras tout ce que n'importe qui peut rêver. Tu as même déjà beaucoup. Tu es beau, tu as un groupe de rock très connu, des millions de fans, une fille qui t'aimes... et bientôt tu auras de beaux bébés dans une grande ville, avec deux chiens et six chats... mais ce n'est pas ce que tu aurais voulu... réfléchis Tom. »
« Monsieur, continuez ! », dit Tom.
« Tom ... »
« Tais-toi ! »
« C'est elle ou moi. »Des ricanements retentirent.
Tom ne le supporte pas. Et jamais, non jamais, il n'assumera.
« Continuez... »
« Je... oui. Je déclare donc ces deux jeunes gens mari et femme. Vous pouvez embrassez la mariée. »Deux c½urs identiques cessèrent de battre lorsqu'il emprisonna les lèvres de la jeune fille.
C'est fini.
Tout le monde se leva pour applaudir, siffler ou hurler.
Tout le monde ? Peut-être pas...
La mère des jumeaux, leur beau-père, Gustav, Georg et leur meilleur ami Andréas restèrent immobile, le regard fixé sur les jumeaux ? Bill pleurait mais souriait. Un sourire si triste... il leva les yeux vers le plafond, inspira un grand coup et se retourna pour rejoindre la sortie. Tom n'avait pas bougé des bras de sa femme. Il avait peur. Peur de voir la douleur dans les yeux de son frère. Peur de regretter. Peur, tout simplement...
Ce n'est que lorsqu'il entendit des gens rire et insulter son frère qu'il comprit que celui-ci avait abandonné.
« T'as perdu Bill. »
« Oh, le pauv' tit chou. »
« Chiale sale homo' »C'était un groupe de mecs. Il les aurait reconnus entre mille. Si vous connaissez la fameuse chanson « Freunde bleiben », alors vous comprendrez qui ils sont...
Tom fit un effort surhumain et se détacha de la belle blonde pour se retourner vers son frère.
Frère qui marchait lentement vers la sortie, la tête haute, sans accorder le moindre regard à ses proches qui l'interrogeaient. Il arriva face à la porte qui menait à l'intérieur de l'église, hésita, puis décida de se retourner.
Son regard rencontra celui du blond. Il sourit. D'un sourire faux. Tom comprit. Son frère n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche. Il avait compris ce que le brun voulait lui faire comprendre.
« Ich liebe dich », lit-ils sur ses lèvres.
Il se retourna, prit la poignée entre ses mains [no comments odilon ^^], ouvrit la porte et disparut à l'intérieur.
Tom voulut courir, hurler, pleurer, s'excuser mais il ne fit rien à part sourire et embrasser à nouveau la jeune fille.
La journée continua, enfonçant Tom de plus en plus dans le doute, la peur, la détresse et ma honte.
Le doute. Avait-il eu raison ?
La peur. Peur d'avoir Bill à tout jamais.
La détresse. Une envie d'éclater horrible, un sentiment de vide, comme si quelqu'un avait disparu en lui.
Et enfin la haine qu'il éprouvait envers lui-même devant tant de lâcheté, de mensonge et de conneries.
Un festin de rois dans un grand jardin.
Des photographes fou qui prennent des photos de tout.
De la musique et une piste de dance.
Un micro pour parler.
Mais tout ça pourquoi ?
Elle parle en le dévorant des yeux.
Elle, elle est heureuse.
Elle, elle l'aime vraiment.
Elle, elle serait prête à tout pour lui.
Elle, elle sourit de toute ses dents aux photographes qui la mitraillent.
Elle, elle se voit déjà maman.
Elle, elle vit en plein rêve.
Rêve qui se brisera si il écoute son c½ur, c½ur qui lui dit de partir en courant...
Et il sait très bien où.
Que dire de lui ?
Lui, il ne ressent plus rien. Il a tout perdu pour gagner une vie normal, une vie dont tout l'monde rêve , que tout l'monde envie...
Vie qu'il ne veut pas. Non, lui il veut autre chose. Vivre un amour, un vrai, rempli de risque et d'interdit...mais ça, c'est impossible.
"Tom, un discours !" Dit quelqu'un.
"Oui ! Un discours , un discours, un discours..." Se mirent à hurler tout les gens présents.
"D'a-accord..." Il se dirigea maladroitement vers le micro, qu'il prit en main [Nda: LE MICRO DONC ODILON !].
Il regarda autour de lui, cherchant désespérément quelqu'un qui n'était évidemment pas là. Le cherchant lui.
Mais il est partit. Sûrement pour toujours. Non. Ne pas penser ça...
Mais pourquoi se voiler la face ? Affronter la vérité est dure parfois, mais il faut le faire...
"Tom, à toi !" Non. Non pas à lui. A vous si ça vous amuse de faire un discours mais pas à lui. Non.
Il croisa le regard de sa mère...
Un regard rempli d'incompréhension.
Elle au moins, elle pense à LUI. Et essai de comprendre. Elle ne l'a pas déjà oublié comme tout les gens présents ici. Elle pense à LUI.
Lui, son frère...
Tom prit une profonde inspiration. Pour parler, ça vaut mieux.
"Je..." Il se stoppa.
A quoi bon ? A quoi ça servirait de parler ? Parler ça n'as jamais servit. Agire, si.
Agire...
Oui. Agire.
Il devait agire. Il regarda sa femme. Sa femme. Ca sonnait mal dans sa tête. Evidemment, vu que depuis un moment, c'était "son homme" qui avait envahit son esprit.
Sa femme sonnait faux. Son homme sonnait juste.
Son homme. Son homme c'est Bill.
Et il l'avait détruit. Encore pire, il lui a fallut tout s'temps pour se rendre compte de se qu'il venait de faire. Si ça s'trouve...si ça s'trouve son frère était mort à l'heure qu'il est !
L'aurait-il seulement sentis si celui qu'il aimait par dessus tout était mort ?
Il lâcha le micro et regarda sa femme d'un air désolé, puis chuchota:
"Désolé...je ne peux pas." Tout le monde avait les yeux river sur lui. Yeux et objectif d'appareil photo, voir même de caméra...
Toute sa vie s'était résumer à ça enfin de compte. Des gens qui l'observaient, l'épiaient, cherchant une défaillance...
Défaillance qui arriva aujourd'hui, le jour de son mariage.
Une défaillance, sa seule défaillance, sa seule faiblesse...Bill.
Il se mit à courir.
"Tom !" Hurla-t'elle.
Elle sa femme. Cet être insignifiant dans le c½ur du jeune blond.
"Tom attend ! "
"Tom ?!"
"Tom !"
"Tom qu'es-ce que tu fous ?
"Tom explique moi s'il te plaît !" Son beau-père. Georg. Gustav. Son père. Et sa mère...
Il le savait. Sa mère s'inquiétait. Elle voulait savoir.
Peut être même avait-elle comprit...
Il fallait être con pour ne pas comprendre après la déclaration de Bill...
Il se mit à courir aussi vite qu'il le put dans ce costard de merde qui lui collait au cul et à la peau.
Connard de costard.
Comme si c'était sa faute si il en était arrivé là...la faute d'un vêtement.
Le blond était décidément tombé bien bas...
L'amour rend fou. Surtout quand il se mêle au désespoir, à la culpabilité et...à la peur.
Oui, Tom a peur . D'avoir tout gâcher, d'avoir tuer celui qu'il aime au delà du possible...
Il hurlait dans les rues le nom de son frère.
Malgré les gens qui le regardaient. Malgré tout.
Maintenant, il s'en foutait du regard des autres. Pourquoi s'en soucier ? Chacun sa vie merde !
Des heures qu'il courrait, sans succès.
Comment retrouver quelqu'un dans une si grande ville aussi, même son frère jumeau ?
Et pourquoi n'arrivait-il pas à savoir où il se trouvait ?
Ils étaient jumeaux MERDE !
Même si il avait brisé son frère, même si il lui avait fait du mal, ils étaient toujours jumeaux.
Peut être que Bill était vraiment mort...NON. Ne pas penser ça, ne pas penser négativement.
"Bill...penser comme Bill...si j'étais Bill, où es-ce que j'irais ?"
Il soupira.
"J'irais au paradis et je prierai pour que mon frère brûle en enfer..."
Une larme coula le long de sa joue. Ou alors était-ce une des gouttes de pluies qui tombaient du ciel...
Manquait plus que la pluie. Pourquoi pas de l'orage tant qu'on y est ?
Le tonnerre se mit à gronder.
Tom riait. Comme un con. Se voir dans un état pareil le faisait rire, il riait de son propre malheur...
Un rire désespéré.
Son costard était complètement trempé mais il s'en foutait royalement. Bill. C'est tout se qui comptait.
Il savait qu'il n'était pas rentré à l'hôtel...il connaissait assez bien son frère pour savoir qu'il n'aurait pas osé.
Non seulement, parce qu'il ne voulait pas voir son frère mais aussi parce que environs tous les journalistes de la ville le recherche pour en savoir plus.
Bill n'était pas inconscient. Il avait des défauts , mais pas celui de ne pas réfléchir avant de faire quelque chose.
Mais avait-il seulement réfléchit avant de faire un déclaration à Tom ?
Oui, sûrement. Peut être. Peut être pas. Non...
Trouver Bill et lui demander. Non. Trouver Bill et s'excuser...ou peut être pas ?
Trop de doutes dans la tête du blond, et pourtant une seule certitude: il aimait son frère.
Soudain, il eut comme une envie folle de monter sur le toit d'un immeuble.
Un immeuble moche. Pourri. Un taudis. Une épave. Alors pourquoi cette envie ?
Bill...serait-il là haut ?
Sans se poser d'avantage de question, il se mit à monter l'escaliers en 4e vitesse, sautant plusieurs marches pour rejoindre Bill qui se trouvait en haut.
Sûrement. Peut être. Ou peut être pas ?
Il se trouva devant une grande porte grise et taguée. Moche, comme cet immeuble sûrement abandonné.
Il l'ouvrit doucement, le c½ur battant.
"Oh mein gott..." dit-il alors.
Oui. Il était là. Son Bill, sa vie, oui il était là !
Une larme de joie coulait le long de sa joue. Il commença à s'avancer lentement vers son frère, pris d'un énorme doute.
Et si il allait se jeter dans le vide ? Si il n'écoutait pas son frère ? Si il le rejetai ? Si ...stop. Agire, agire, agire...
Il était maintenant à moins d'un mètre du petit brun et se figura net.
Avait-il assez de courage ? Pourrait-il affronter son frère ?
"Eh ben, t'en as mis du temps..." Dit Bill avec un sourire.
Sourire si triste, si désespéré...un faux sourire.
"Viens..." Dit Bill en désignant la place à côté de lui. [Nda: ils sont sur le rebord du toit si jamais...]
Tom s'exécuta. Que faire d'autre ? Comment résister ?
Il s'assit donc à ses côtés et regarda en bas.
Il avait le vertige. Vraiment. Une boule se forma dans sa gorge et son ventre se noua.
Et si son frère avait décidé de le jeter en bas ?
....
Décidément, il devenait vraiment grave.
Agir maintenant Tom, agir... alors agis !
Il regarda son frère droit dans les yeux et se mit à parler...comme il put.
"Bill je suis désolé je voul..."
"Chut. J'ai compris Tom..." Il prit le visage remplis de larmes de son frère entre ses mains et scella leurs lèvres d'un baiser passionné.
Alors, il aurait compris ?
Il aurait compris se que son frère ressentait ?
Il aurait compris à quel point le blond tenait à lui et regrettait de s'être marier sur un coup de tête juste pour oublier cet amour interdit ?
Aurait-il simplement compris que se n'était pas qu'une histoire de cul aux yeux de Tom ?
La réponse ne tarda pas à arriver.
Une réponse qui fut mal au blond, comme si on essayait de lui arracher son c½ur ou de l'empêcher de respirer.
Bill avait posé sa main sur la braguette de Tom et la descendis doucement.
Il n'avait rien compris, rien.
Tom se recula brusquement et regarda son frère. Frère qui souriait toujours si tristement...
Le blond se mit à pleurer. Pas de simple larme, pas juste un petit chagrin, mais de gros sanglots...
Un chagrin désespéré, des larmes coulant à flot le long de ses joues pour crever sur ses lèvres, des sanglots suivit de spasme...
Le désespoir.
Le seul sentiment qui habitait le corps du jeune dreadé. Non. Le 2e sentiment. Le 1er étant l'amour.
Un amour fou et pourtant si fort.
Le brun lui, avait le regard remplis d'incompréhension.
Pourquoi son frère pleurait-il ? Pourquoi avait-il l'air si...désemparé, si mal ?
"Tom...pourquoi tu pleurs ?"
"T'as rien compris."
"Si. Au contraire, j'ai tout compris. T'as été assez clair pendant la cérémonie. J'ai tout compris, tu sais. Ca n'me dérange pas d'être là juste pour te procurer du plaisir, tant que je t'ai encore, que tu es là, dans mes bras...je peux croire que tu m'aimes, même si se n'est qu'une illusion...ça n'me dérange pas d'être un jouet, tant que c'est toi l'enfant qui joue avec..." Un poignard dans le c½ur du blond. Non, pire que ça...
Une force incroyable qui lui compressait le thorax, comme pour pouvoir l'étouffer...
Crever. Crever. Crever.
Etouffer dans sa culpabilité, mourir tuer par sa connerie...
Non. Rester. Lui dire. Affronter. Mais comment ?
Comment, après se qu'il avait craché sur son putain de frère lors de son pseudo-mariage ?!
Faire un truc hors du commun. Pff, comme si il était superman...
Peut être pouvait-il l'être. Enfin, pouvait-il essayer de faire un truc fou.
Comme Bill l'avait fait en intervenant lors du mariage.
La plus belle preuve d'amour qu'il ait jamais eut. Un cadeau tellement beau, un geste tellement courageux...
Mais Tom n'était pas comme Bill. Il était lâche. Il était fier . Il était con. Oui, il faut le dire: Il était con.
Alors que Bill était parfait. Un ange ? Non. Une étoile, un petit chaton, tout se que vous voulez qui soit mignon, adorable, doux et pourtant, fort.
Car oui, une étoile brille fortement, d'une lumière éblouissante malgré sa beauté.
Et un chaton est tout mignon, tout câlin, mais sait sortir les griffes quand il le faut, attaquer au bon moment...
Comme Bill.
Mais comment comparer Bill, cet être si extraordinaire à un simple chaton ou à une étoile qui existe en milliers d' exemplaires dans le ciel ?
"Bill..." La seule chose qu'il réussit à prononcer. Le seul mot. La seule syllabe.
Le mot qui résumait aussi toute sa vie...
Mais ce mot ne représentait pas grand chose pour le brun. C'était son nom, certes, mais rien de plus.
Il n'y avait pour lui aucun message caché dans ce simple mot.
Alors Tom décida de se lancer.
Se jeter à l'eau ou faire le saut de l'ange, comme on dit dans la vie courante.
Ou alors...se jeter dans les flammes de l'enfer ?
Comment savoir ?
"Je t'aime." Une phrase qui veut tout dire la 1ère fois qu'elle est prononcée, et plus rien lorsqu'elle a été dites un millier de fois sans sincérité.
Donc, plus rien pour Bill venant de son frère.
Combien de fois Tom lui avait sortit cette phrase toute faite après avoir bien pris son pied au lit ?
Milles fois, peut être plus.
"Quoi ?!" Une sorte de cris sortit de la bouche si parfaite du jeune brun. Un cris ou une question ?
Drôle de question certes. Mais une question quand même.
Quelque chose qui veut dire: "tu peux répéter ?" ou " Je crois avoir mal entendu. Tu disais ?"
Ou alors peut être : " Tu te fou d'ma gueule ?!"
....
A en voir les yeux du brun et la colère qui se reflétait à l'intérieur, la 3e possibilité serait la plus probable...
Tom osa un regard, un petit coup d'½il en direction de son frère.
Erreur.
Il détourna les yeux aussi vite que possible.
Mais c'était maintenant ou jamais. Au risque de se recevoir une bonne gifle...
Risque qu'il prenait sans hésitation [Nda: C'est le risque qu'il prend ma puce ^^].
"Je t'aime." Il avait redis cette phrase d'une traite, sans hésitation, très vite mais sans aucun doute.
Il l'aimait. Alors pourquoi ajouter du doute dans la simplicité ?
Mais se qu'il craignait le plus ne tarda pas à arriver .
Un rejet. Ou plutôt...ça.
"Tu trouve ça drôle hein ? Ca t'amuse de jouer avec mes sentiments c'est ça ? "
Il fondit en larme. Que faire d'autre ?
Etre fort ?
Mais pourquoi faire ?
"T'aime te foutre de ma gueule avoue ! J'te hais ! T'entends ? J'te déteste."
"Non ! Non tu n'comprend pas..."
"Ouai c'est ça. Continu. Enfonce moi encore plus [Nda: ahem...><].
"Mais Bill..." Mais Bill quoi ? Mais Bill c'est vrai se que j'dis, crois-moi?
Jamais il ne le croirait, ça Tom le savait. Il s'y attendait. Un peu normal il faut dire, après se qu'il avait dit...
Le maquillage de Bill, qui avait déjà bien coulé vu qu'il avait dut pleurer énormément aujourd'hui, était maintenant presque inexistant vu le nombre de larmes qui coulaient de ses yeux...
Inexistant.
Comme la joie de vivre de Tom ou la confiance de Bill envers son frère.
Inexistantes.
Comme les mots que Tom voulut sortir.
Inexistant.
Comme les mouvements qu'il essayait en vain de faire pour rattraper son frère.
Inexistant.
C'était fini.
Fini ?
Ah non alors, ça jamais. Jamais Tom n'abandonnera, jamais, vous entendez ?
N'oubliez pas que nous avons affaire à Tom Kaulitz, le fameux , l'extraordinaire...
Vous avez dit, le lâche ?
Peut être bien. Lâche, mais têtu. Comme Bill. Enfin un point commun.
Il veut quelque chose, il l'obtient quoi qu'il en coûte.
Et se qu'il veut là maintenant, c'est Bill. Là maintenant et tout d'suite.
Même si se serait demander la lune...
Lune qui brillait de milles feux cette nuit là.
Nuit, oui, le temps passe vite quand on pense. Tom allait dormir là, c'est certain...jusqu'à trouver comment.
Comment faire. Comment assumer. Comment récupérer et ensuite...comment aimer.
La nuit porte conseille...
Nuit qui partit aussi vite qu'elle était venu.
Pluie qui avait disparu, mais qui pourtant avait laissé des traces de son passage, comme de grosse flaque d'eau...
Le soleil lui, brillait de milles feux.
Une journée parfaite pour beaucoup de gens. Et pour Tom aussi finalement. Il avait trouvé.
Enfin, il pensait avoir trouvé...
Et si ça ratait ? Si Bill l'ignorait encore ?
Bon. Il faut bien tenter le coup.
Qui ne tente rien n'a rien, non ? Alors Tom va tenter. Vous croyez quoi ? Il aime son frère alors, il essai tout se qui lui passe par l'esprit.
Il avait bien réfléchit et plein d'idées lui étaient venu comme par exemple menacer de se tirer une balle dans la tête si Bill ne le croyait pas...
Pitoyable.
Mais bon...il avait trouvé mieux.
Bon, il allait rien inventer hein ? Il allait copier comme un vulgaire moins que rien.
Mais bon...c'était la seule chose qu'il avait trouvé. C'était ça ou...ou menacer de se tuer une balle dans la tête si Bill ne le croyait pas - -'.
Ou alors, pourquoi pas faire genre qu'il c'est fait kidnapper ? Comme ça, lorsqu'il rentrera, Bill aura eut tellement peur qu'il se jettera dans les bras de son frère...
Enfin non, oubliez.
C'est encore pire...
Marcher, marcher, marcher...c'est tout s'qu'il avait fait pendant de longues heures. Puis enfin, il était arrivé à son but
Bill ne sera sûrement pas là. C'est clair et net.
Il posa sa main sur la poignée et, dans un geste courageux, car oui il fallait du courage, il ouvrit la porte.
Du courage pour ouvrir une porte ?
Et bien, vu les circonstances et vu la personnalité si lâche de Tom, oui. Beaucoup de courage.
Il pénétra [Nda: Dans Bill *BAF*] dans le bâtiment et avança le long d'un couloir.
Des voix. Beaucoup de voix. Trop de voix à son goût.
Il était en retard.
Mais tant pis. Se sera encore plus la surprise. Même si Bill ne verra peut être pas, il le verra dans les journaux.
Même si cela risque de durer longtemps, des jours et des jours, Bill sera au courant d'une façon ou d'une autre.
Il le fallait.
Un homme, qui remarqua la présence du blond, écarquilla les yeux de surprise et resta sur le cul quand Tom lui demanda par où il devait passer.
"Mais...mais...vous êtes en retard monsieur Kaulitz..."
"Je sais. Et alors ? Je suis là. Donc, c'est par où ?"
"Euh..su-suivez-moi." Il s'exécuta. Trop tard pour reculer.
Tiens, cette phrase lui était familière...
C'est la phrase qu'il ne cessait de se répéter lors de son mariage.
Devait-il à nouveau écouter cette voix dans sa tête qui lui rabâchait cette phrase une centaine de fois par minutes ?
Devait-il continuer car il était trop tard ? Ou pouvait-il encore reculer ?
Mais voulait-il seulement...reculer ?
Non. Déterminé. Il était déterminé. Mais très angoissé.
Encore quelques pas, quelques secondes.
Ca y est, c'est partit.
Let's go !
Il fit alors son entré sur le plateau, sous les regards étonné de toutes les personnes présente à l'émission.
Etonné ou dégoûtés ?
"Bonjour !" Lança-t'il à l'assemblée.
Des filles qui hurlent. C'est bon signe.
Le mauvais signe se trouve sur un grand canapé rouge en face du présentateur.
Et ce mauvais signe avait un nom. Ou plutôt deux.
Georg et Gustav.
Ses deux amis. Ou ex-amis, qui sait ? Vu la colère qui se reflétait dans les yeux des deux garçons, ex-amis serait plus approprié.
Il s'assied entre eux-deux, comme si de rien était.
Sous une pseudo-assurance.
Assurance qui lui manquait en se moment je vous l'assure.
Il était tout sauf sûr de lui et de se qu'il faisait...
Le présentateur, lui, avait un sourire sadique. Trop sadique. Ca cachait quelque chose.
Oh mes oui, bien sûr !
Ce connard de présentateur allait profiter de cette occasion, qu'es-ce que vous croyez ?
Il va couler Tom comme il le peut, l'enfoncer dans sa merde...
Un connard parmi des milliers.
"Eh bien, que nous vaut se retard de plus d'une heure monsieur Kaulitz ?"
"J'avais besoin de réfléchire, dira-t-on."
"Et à quoi, hein ?" Si Georg s'y met, sa va mal se finir...
Non ?
"A Bill." Un silence de mort, de l'incompréhension...
Une peur immense pris possession du blond.
Il était lancé maintenant. Trop tard oui, en effet.
"Ah, oui...vous voulez parler de se qu'il c'est passé hier lors de votre mariage ?" Mariage, mariage, mariage...
Tom regarda son annulaire gauche d'un air de...dégoût.
Pas envers sa "femme".
Mais envers lui même.
Comment avait-il put faire ça ?
A sa femme également, à qui il allait briser le c½ur...
Quelle connerie.
Comment avait-il put se marier alors qu'il avait promis tant de belles choses à Bill, qu'il lui avait dit être amoureux de lui...
Il culpabilisait tellement. Surtout lorsqu'il pensa à se que Bill avait dit.
Il avait simplement dit la vérité. Vérité que Tom avait refusé de voir en face, con qu'il était. Ou plutôt, fier qu'il était.
"Entre autre oui. Mais pas que de ça..."
"Expliquez-nous mieux. Je veux dire, depuis hier, une question n'arrête pas d'être poser, reposer, cherchant une réponse, en vain..."
"Et bien, posez-la moi cette fameuse question."
"Qu'est-il passé dans la tête de votre frère hier ? Avait-il bus ?" Tom crut devenir fou. De rage, oui.
Comment osait-il dire ça ? Pourquoi ne pas lui demander si son frère avait toute sa tête pendant qu'il y était !
Mais d'un côté...c'était de sa faute. Et il allait réparer ça. Comment ?
En copiant son frère, comme un gros con.
Mais au moins, il serait comme lui, ridiculisé à vie.
Ridiculisé aux yeux du monde, mais tellement courageux aux yeux de l'autre...
"Mon frère n'avait pas bus. Et il allait très bien si c'est ça que vous vous demandiez. Enfin bien...façon de parler. Non, il allait mal. A cause de moi..."
"Ah...alors, expliquez-nous."
"C'est s'que j'allais faire figurez-vous ! Donc merci de ne pas m'interrompre." Ses pensées se mêlèrent dans son esprit et son c½ur battait la chamade.
Comment expliquer...?
Simplement. Comme Bill.
Sincérité, courage et surtout, amour.
Tom se leva et arracha le micro des mains du présentateur.
Il s'avança alors vers le public, la peur au ventre avec une envie folle de s'enfuire en courant.
Envie qu'il n'assouvira évidemment pas.
Il avait déjà fait preuve d'assez de lâcheté comme ça. Maintenant, place au courage !
"Donc...c'est pas simple à dire. Mais j'm'en fou. J'suis là, j'suis là et c'est trop tard pour reculer. Je vais m'adresser particulièrement à Bill...enfin directement à lui." *Quelques part dans la rue*
Un jeune brun, si beau et pourtant, si désespéré, marchait, les mains dans les poches, sans but précis.
Remplis de doute, rongé par la culpabilité, submergé par le chagrin...
Son c½ur était brisé. A jamais ? Peut être bien. Peut être pas...
C½ur brisé cessa de battre.
Le brun crut mourir. Oui, mourir.
Là, à l'écran...c'était lui. Celui qu'il aimait par dessus tout et qu'il lui avait fait tant de mal.
C'est lui qui se trouvait de l'autre côté, face à la caméra, sur l'écran de télé de ce bistro pourri remplis d'alcooliques...
Lui qui était en train de se ridiculiser devant toute l'Allemagne, voir même ailleurs !
Peut être même devant le monde entier...
Bill entra le plus vite qu'il put dans le bistro et s'assis dans un coin pour ne pas trop se faire remarquer.
"...Je vais m'adresser particulièrement à Bill...enfin directement à lui."
C½ur brisé se mit à battre très vite. Trop vite.
Qu'allait dire Tom ?
Ecouter, c'est tout se que Bill avait à faire...
Ecouter son frère se ridiculiser, ou l'écouter le détruire encore plus ?
Allez savoir...
Enfin vous, vous le savez.
"Bill...ça va faire maintenant 19 ans que l'on vit toi et moi, 19 ans que l'on vit ensemble, 19 ans de fraternité et de complicité...enfin, 19 ans...pas tout à fait. Et tu le sais. 18 ans plutôt. 18 ans de fraternité et 1 ans..." Tom se stoppa. Bill crut mourir. De quoi ? Il n'en savait trop rien.
Peut être de joie, de peur, d'amour...qui sait ?
Tom baissa les yeux devant la caméra et sembla hésiter.
Puis, il prit une profonde inspiration, inspiration qui semblait durer une heure pour Bill.
"1 ans de bonheur." Quoi c'est tout ?
Et oui, encore une fois, Tom avait manqué de courage pour dire: 1 ans d'amour plus que fraternel et de sexe...
"Non, je ne dis pas que j'étais malheureux pendant 18 ans, loin de là...t'as fais de moi le mec le plus heureux de la terre, et j'ai tout gâché par lâcheté et par peur. Pendant 1 ans tu...tu m'as donné...rah..." Inconsciemment, les deux frères se mordirent la lèvres au même moment.
Jumeaux jusqu'au bout...
"J'vais y arriver. Comme tu l'as fait. J'vais m'ridiculiser mais j'm'en fous. T'as été tellement courageux hier que j't'admire. Et oui, j'te copie aussi. Comme toujours...je t'ai toujours suivit. Tu te souviens sûrement de toutes les fois où j'ai fais comme toi...mais là n'est pas la question. Pendant un an tu m'a donné se que personne ne m'avait jamais offert. De l'amour. Du vrai. Et...tu m'as fait l'amour." Des éclats de rires résonnèrent dans tout le bistrot, se qui fit bondir Bill se sa chaise et dans un excès de colère, il hurla.
"LA FERME !" Tout le monde se retourna, le dévisageant de haut en bas, mais il s'en foutait. Il s'avança vers la télévision et monta le son au plus haut point.
Tom était rouge et il tremblait, mais ne défaillit pas, malgré les cris choqué qui prevenait du public et les rires moqueur de certaines personnes.
Seul Gustav et Georg avaient l'air...normal.
"Tu vois, j'ai réussi... Comme toi hier. Et.. et j'espère que toi tu me rejettera aussi. Comme moi hier. Pardonne-moi s'il te plaît...Tout se que j'ai dis hier, je n'le pensait pas. Je te jure. Pardon, mille fois pardon...à Angelina aussi [Nda: sa femme].
Et à ma mère... et oui, j'ai baisé mon frère. Enfin non. J'ai fais l'amour avec mon frère. Parce que oui, je l'aime, et je sais que lui aussi. Même après se que j'l'ui ai fait, je sais qu'il me pardonnera. Parce qu'il est exceptionnel. Plus que quiconque sur cette putain d'planête. Bill si tu savais comme je m'en veux, j'ai qu'une envie c'est d'me tirer une balle en pleine gueule...mais j'peux pas. J'en ai ras l'cul d'être lâche. J'ai peut être pas ton courage, mais j'ai le don de bien savoir te copier, alors voilà...ah oui, encore un truc...je t'aime Bill. Plus que tu n'te l'imagine. Et jamais, tu entends, jamais tu n'as été un jouet à mes yeux, jamais ! Tu es tellement plus que ça, comment t'as pus croire un truc pareil ? Pardonne-moi...p'tit frère. Car oui, malgré tout cela tu restera à jamais mon p'tit frère...et en même tant l'homme de ma vie." Une larme s'échappa des yeux noisettes du brun pour mourir gentiment sur ses lèvres. Larmes de joie.
Il vit son frère s'enfuire en courant du plateau, lâchant le micro par terre, se qui provoqua un horrible bruit.
Puis, plus rien. Comme coupé du monde. Bill n'entends plus ni les rires autour de lui, ni se qui se passe à la télé.
La seule chose qu'il peut encore percevoir, se sont les battements incessant de son c½ur.
[Nda: Galère total pour percevoir et incessant alors pardonne moi ma puce]
Un seul v½ux, une seule idée à présent: retrouver son frère.
Autant pour Bill que pour Tom.
Ils se mirent les deux à courir.
Bill hors du bistrot dégueulasse remplis de tout ses drogué de boisson alcoolisées et Tom loin du bâtiment de l'horreur...
Courir pour retrouver un être plus que cher à nos yeux cela ne représente rien.
On n'se rend pas compte, on cours, on cours, sans sentir la fatigue ni rien d'autre.
Juste l'envie de serrer cette personne si exceptionnelle à nos yeux dans nos bras.
Les twins ne savaient pas vraiment où ils allaient, mais ils savaient que plus ils courraient, plus ils se rapprochaient...
Un croisement de rue, puis un autre et enfin, au bout de la rue...
Lui.
Et oui, moment tant attendu et pourtant crucial...
Ils cessèrent de courir.
Marcher, vite ou lentement, fixer l'autre, avoir peur, très peur, trop peur...
Bientôt face à face, se n'est plus qu'une question de secondes.
1...
2...
3...
4...
Et 5.
Enfin l'un devant l'autre.
Ne savoir que dire, ne savoir comment réagire, que faire...
Tom tremblait, Bill pleurait. Quel beau tableau.
Deux frères amoureux et perdus qui se retrouvent. N'est-ce pas magnifique ?
Ca l'est pour Bill, ça pourrait l'être pour Tom...si il n'était pas submergé par la peur.
Y'a-t'il seulement besoin de mot à présent ?
Peut être. Peut être pas...
"Tom..." Et encore un nom. C'est une manie chez les Kaulitz...
"Je...pourquoi...t'aurais pas dus. Tu t'es...ridiculisé...t'étais lamentable...t'es trop con bordel..." Tom avait la tête basse. Les larmes coulaient le longs de ses joues, des larmes de desespoir, de culpabilité, de peine...
Il ne savait pas quoi dire. Juste quoi faire.
Pleurer, pleurer, pleurer...
Cela fera peut être disparaître cette horrible mal être.
Le mal de vivre...
Bill quand à lui, se mit à pleurer de plus en plus bruyamment. Très bruyamment.
Des gens dans la rue c'était arrêté pour assister au spectacle.
Avaient-ils reconnus les jumeaux ?
Venaient-ils de regarder l'émission ?
Avaient-ils assistés au mariage ?
Qui sait...
Mais les jumeaux s'en fichaient complètement.
Le regard des autres ?
Pourquoi s'en soucier à présent ?
"T'es trop con, t'est vraiment trop con bordel, tu m'fais honte...t'es qu'un gros salaud, un bon à rien...alors dis-moi...pourquoi je t'aime tant ? Pourquoi j'arrives pas à te haïr alors que j'ai toutes les raisons de le faire ? Pourquoi j'arrive pas à t'en vouloir ? Pourquoi j'suis autant accro à toi ? Dis-moi s'il te plaît...parce que moi j'comprends pas...Tout s'que j'sais c'est que j't'aime pauvre con."
Il sauta au cou de son frère, si fort, si fort...trop fort.
Tom se retrouva très vite coller contre un mur, coller ou plutôt, sauvagement poussé.
Bénis soit le mur d'ailleurs , sans lequel les jumeaux se seraient écrasés par-terre comme deux vulgaires merdes...
"Pardon...j'suis désolé...j'sais qu'j'suis con, j'le sais et j'm'excuse...je t'aime tellement." A peine eut-il terminé sa phrase que son frère emprisonna ses lèvres.
Un baiser, baiser de la mort, baiser de la vie
Baiser doux, baiser passionné.
Baiser tendre, baiser sauvage.
Baiser d'amour, baiser de haine.
Baiser de frère, baiser d'amant.
De frère ?
Et oui, de frère. Car étant deux amants, ils sont aussi deux frères.
Amoureux certes. Mais deux jumeaux.
Baiser symbolique, scellant une promesse, celle de ne plus jamais se séparer.
De ne plus jamais se briser.
De ne plus jamais se faire du mal.
Mais surtout...de s'aimer à jamais.
Alors. J'ai pas eut l'temps d'écrir de suite, voilà pourquoi il y a un 2e OS.
J'espère d'ailleurs qu'il vous à plus =/
Dédié à ma best <333
La suite va arriver, j'vais m'débrouiller, elle sera là cette semaine.
J'revien le 11 de mon 2e camps et après PROMIS les suites reviendront plus vite et j'pourrais vous recoumzer.
Apart ça merci pour vos comm' =')
JVM <33333
Ma best, Lily, ma femme et Roxy vous m'manquez trop <3333EDIT : cet OS c'est LE MIEN !! lol, nan sérieux c'est ma propriété alors pas touche =P. mais les coum'z sont les bienvenus =D lol
marine => nan t pas conne t'inquiète pas. un OS veut dire One Shot.une fic en un chap si tu préfères. si tu comprends tjs pas je t'explikerai mieux =D
bisOuws
Edit de l'auteuse :
JE SUIS DE RETOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR !
Vous allez bien ? XD
Bref.
Alors alors ...concernant ma suite...elle est en cours d'écriture, désouley pour le retard.
J'vais la mettre d'main ou après d'main.
Nan d'main XD
Sinon, j'vais me remettre à lire et coumzer vos fiic'.
Happy ? XD
Ah ouiiiiiii
J'suis vraiment touchée par tout vos comm' ='D
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 100000000x
JVM <333333333
J'vous préviens touts pour la suiite d'toute façon.
bsx
Ediit2:
Ouaiiiiiiiiii bon. Suite mardii plutot ^^'
Désouleyyyyyyyyyyyyyyyy, mais la suite est assez longue et en plus c'est un lemon, alor sj'met du temps.
Me tapez pas T_T
Juste, Darliing, j't'ai pas prévenu parce que j'ai eut l'temps d'aller sur aucune fiic'. J'suis désouley. Mais tkt ps, je reviendrai [Niark] et mes comm' de fou réaparaitrons comme par magie sur ton blog =)
Pas d'chance XD
bsx Darliing <3
Et ENCORE un ediit [ouai j'fais chier...]:
Donc. Pour tout ceux/celles [parce que j'ai un lecteur =P *fier*] qui viennent ou sont venu voir si y'avais pas par hasard une suite, j'aimerais leur présenter mes excuse mais c'est pas ma faute si la suite n'êst pas là.
Enfait, mon ordii à planté et j'ai du ...réécrir tout s'que j'avais écris today.
Et donc ben là j'ai pas encore fini, alors j'arriverai pas à mettre d'suite today...
J'suis TELLEMENT désolée !
J'vous jure !
=(
bsx jvm <33333
SUITE CE SOIR, 8H PRECISE !
Désoleyyy Odilon si t'es p'têtre pas là à 8h...
Et les autres ben ...
8 heures ^^
BSX JVM
Désoleyyyy pr l'attentec]